Une nuit réparatrice et c’est reparti pour la suite de ce voyage de retour en France. A l’hôtel c’est le service minimum, piscine et salle de musculation fermé. Etant désœuvrés à l’hôtel autant rallier l’aéroport de Sydney Kingsford-Smith, même si le vol n’est prévu qu’en soirée.
Il est 14h et si ce n’était la lumière du jour on aurait pu se croire en pleine nuit à l’heure des derniers vols. Seuls six vols sont affichés, dont le SYDNEY DOHA. Quasiment personne dans l’aérogare, excepté quatre ou cinq pvtistes désœuvrés, essayant de passer le temps en jouant à la trottinette version porte-bagage, accompagné de mouvements dignes de la danse classique… Allez on va compter les derniers dollars Australiens, cela permettra d’acheter des lingettes désinfectantes, et des gâteaux, cet argent ne servira plus à rien dans quelques heures.
L’enregistrement du vol ouvre enfin, les contrôles se passent avec des longueurs (appels à l’Ambassade) pour les Italiens qui transitent à Paris, plus facilement pour les Français. Beaucoup de passagers sont stressés dans la salle d’embarquement et pourtant tous les feux sont au vert, si ce n’est bien sûr ce virus. Le vol de 15 heures aura lieu à bord d’un appareil tout neuf de la QATAR AIRWAYS, un Airbus A350-1000 de dernière génération : des hublots plus grands, une altitude ressentie à bord plus basse, une hygromètre plus élevée en cabine, des tablettes individuelles de dernière génération : de quoi traverser une bonne partie de la planète confortablement.
Une escale au Doha Hamad International Airport en fin de nuit les attends, après 07 heures de décalage horaire négatif, histoire de rajeunir un peu. C’est un accueil Arabique qui a perdu son authenticité, puisqu’à base d’effluves de désinfectants, au lieu des essences locales typiques. Lawrence d’Arabie est mis entre parenthèses pendant le Corona Virus. Pouvoir se dégourdir un peu les jambes, c’est agréable en cours de voyage.

Enfin le vol direct vers Paris, en 06H30, et un décalage horaire résiduel de 1 heure. Cette fois ce sera à bord d’un Boeing 777-300 ER de deux ans d’âge : Une belle machine mais de génération précédente.
