Covid 19 Jour 33 du grand confinement (Dimanche)

Le dimanche c’est relâche, un peu moins de texte aujourd’hui !

Nous resterons donc sur des images glanées au fil de mes promenades sous attestation dérogatoire de sortie. Je ne parlerai pas du chien Tomy cette fois, mais d’un animal mystérieux, le cheval, les chevaux. Ils sont un peu comme les chats, en pire question interaction. Ces brouteurs d’herbe semblent communiquer avec nous avec les oreilles uniquement. Pas désagréable comme animal mais l’interaction (avec moi en tout cas) semble unilatérale. Certes il doit me voir comme un carnivore prédateur, négociant sa survie en se laissant dompter par l’homme. Quelle dure condition n’est ce pas ? Ça ne gâche rien à sa grâce naturelle, et son côté paisible et calme. Comment voyez-vous les équidés ? J’ai besoin d’un point de vue contradictoire !

Equus caballus

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval

Manade de chevaux sauvages, Andalousie, Sierra Nevada

Covid 19 Jour 32 du grand confinement (Samedi)

Ce matin à 10H56

La journée commença ainsi, voyez ce matin : un ciel bleu, et une nature en forme, si ce n’est cette plante en premier plan… morte, posée sur un bout de bois servant de clôture au champ et aux chevaux qui y paissent tranquillement.

Mon conjoint me prévint que le temps allait se gâter, en effet Tomy se gratte ce matin derrière l’oreille, et habituellement cela annonce la pluie. Une preuve que cela fonctionne, lisez la suite de cet article !

Si Dieu exauçait la prière des chiens, il ferait pleuvoir des os

Proverbe Kurde

Vous avez vu l’énorme sapin dans cette photo, ci-dessous ? Il est en train de me dire qu’il faut aller vers le bois à droite… 1 mois de confinement toujours les idées claires, d’ailleurs cette sortie canine me garantira au minimum 2450 Pas, et toujours en respectant le rayon de un kilomètre de distance du domicile ! Au top quoi.

En référence au 2ème paragraphe de cet article, constatez qu’effectivement en fin d’après-midi il s’est mis à pleuvoir à grosses gouttes ! Bravo mon chien.

Ce soir à 21H15

Nb : Pour vous prouver qu’en ce 32ème jour de confinement tout va bien chez nous, notre santé psychique va bien :

Madame regarde sur Netflix (très intéressant par ailleurs) ENGLISH GAMES : Dans l’Angleterre des années 1870, deux footballeurs (un riche et un pauvre) tissent des liens qui aideront à démocratiser un sport jusqu’alors réservé à l’élite. Du football quoi !

Covid 19 Jour 31 du grand confinement (Vendredi)

Toujours avoir son attestation en main quand on sort. A plusieurs reprise j’oublie, et la génère sur mon portable dans la rue… Pénible quand même, on n’est plus libre, ça devient irritant.

Une promenade du chien donc, qui va finalement m’emporter vers nos petits commerçants au carrefour du Balto ! Le boulanger à la grosse caisse automatique mangeuse de monnaie est fermé le vendredi. Rien de grave, j’en profite pour aller voir le boucher, quand je vois le chat noir du fleuriste (Bastet, batisé ainsi par moi-même, car il (elle?) avait la couleur et la position de la déesse Égyptienne), fermé en ce moment ; Il semblait manquer de câlin ce matou, à rendre jaloux mon chien.

En pleine séance de selfie, j’entends le Boucher gouailleur m’appeler depuis son échoppe : une ou deux phrases et une plaisanterie plus loin, me voila dans sa boucherie. La viande fraîche et la charcuterie étaient là, à disposition : Avant je prenais trois steaks, mais ses parts sont tellement généreuses, que cette fois-ci j’en pris un de moins. A eux deux ils font presque 400 grammes ! Ah au fait s’est sa fille qui s’occupe du Matou Bastet !

Un tapis de pétales pour Tomy sur le chemin du retour : c’est ma façon de me faire pardonner l’histoire du chat !

Bon allez mes yeux se ferment, à demain !

Nb : Deux choses :

1 |Zut faut sortir le chat chien, ce soir, (qu’il neige ou qu’il vente).

2 | Ne pas oublier l’attestation, je répète, ne pas oublier l’attestation ! … Pour la sortie au Cinéma de soirée du Canidé !

Covid 19 Jour 28 au 30 du grand confinement (Mardi Mercredi et Jeudi)

Comme vous l’avez sans doute remarqué, ce blog s’étiole un peu dans le temps, en effet j’écrivais tous les débuts d’après-midi, quand mon fils me sortait de mon bureau pour le transformer en salle de Fitness. Certes il le fait toujours, mais c’est moi qui ai modifié mon rythme. C’est peut-être à cause de notre Président Macron, qui nous a donné un objectif à un mois (Vous avez compris la même chose dites moi, sinon allez aux commentaires ci-dessous).

J’ai infléchi mon rythme quotidien, car j’ai gagné en concentration, mon rythme s’est adapté à la situation, j’apprend aussi les vertus du travail en profondeur, de qualité : une multitude de petits pas, qui mis bout à bout me permettront à la reprise de l’activité normale, d’être prêt et efficace, peut-être avec une longueur d’avance sur les confrères endormis. Alors oui maintenant j’écris le soir, sur le feuilleton « Why Woman Kill », suivie GOOD GIRLS… et un reportage sur la forteresse de Massada, en Israël, entre les deux. Je vais lui subtiliser la télécommande pour revenir, après la publicité, à nos séries. Nous, c’est toujours le grand écart entre des feuilletons qui nous distraient et « vident la tète » en fin de soirée, et des reportages culturels pointus !

Ah oui mon fils s’est trouvé une passion naissante : Le graphisme. Nous attendons donc le nouveau logo pour « Arbrearecits.com » !

Enfin demain c’est le 31 jour de confinement ! Incroyable d’en être là

Bonne soirée amis lecteurs, j’ai les yeux qui se ferment tout seuls !

@Pixabay télétravail

8 | Covid 19 Journal d’une Fleur dans les Terres Australes | Goodbye Australia

Flash Back

La vérité, c’est qu’on est jamais assez préparé pour le changement radical. On peut s’imaginer de multiples scénarios hypothétiques et s’y voir les traverser sans turbulences, mais ce n’est pas, ne sera jamais un entrainement suffisant pour « la vraie vie » Il s’agirait plus tôt de se jeter sur le terrain à corps perdu, vulnérables, mais fort de cette vulnérabilité. Je n’étais pour ma part certainement pas prête à quitter l’Australie de manière aussi précipité, ni d’écrire le point final de la plus folle aventure de ma vie.

C ’est alors que le jour J, le jour décisif du départ d’Australie a sonné le 10 avril 2020, un mois plus tôt que la date initialement prévue du départ. 10 heures avant le décollage, mon sac n’était toujours pas fait, les derniers préparatifs n’étaient toujours pas amorcés. Seuls ces fameux scénarios imaginaires occupaient mon esprit.

La veille du départ, nous étions tous autour d’un énorme feu de bois à écrire nos vœux et rêves sur des morceaux de papier, pour ensuite les jeter dans le brasier, le laissant ainsi se charger de nos destinées. Je me rappelle penser: « C’est ainsi que tout le monde devrait s’occuper de ses rêves. » Un rêve ne devrait être rien d’autre qu’une étincelle flamboyante capable de déclencher un brasier. Ce soir là, le dernier soir en Australie, mon souhait n’était pas pour moi mais pour toutes les personnes également assises autour du feu. Le lendemain il ne restait qu’une odeur entêtante de cendre sur nos vêtements et le sentiment amer que nous étions bel et bien à la fin de ce que fut un vœux.L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est feu-australie-covid-576x1024.jpeg.

« C’est ainsi que tout le monde devrait s’occuper de ses rêves. »

De la nuit au jour, tout avait changé. Des expressions sur les visages, jusqu’aux discussions. Le matin venu, chaque conversations semblaient en dissimuler une autre. Les « Vous avez commencé à faire vos sacs? » voulaient dire « alors ça y est, vous allez vraiment le faire, vous allez vraiment partir » et nous pouvions percevoir des « vous allez nous manquer » chaque fois que la question : « à quelle heure est votre vol ? » nous était posée. Ainsi la nostalgie d’un passé-présent avait envahit notre paradis sur terre, l’innocence propre à Alice Springs se dissipait au fur et à mesure que l’heure des « au revoir » approchait. Quand l’heure du départ fini par sonner plus tôt que prévue (car notre vol avait été avancé d’une heure), je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était l’Australie qui nous chassait à grand coup de pieds, une fois de plus, mais de manière décisive cette fois-ci. Il est vrai que durant cette année à appeler l’Australie « ma maison » celle ci ne m’avait pas épargnée. Un ami indien rencontré à Alice Springs m’avait dit un jour : « L’Australie est ta nouvelle maman. Elle va te tester, te faire regarder au plus profond de toi- même, pour finalement t’accepter au creux de ses bras jusqu’à ce qu’il soit temps pour toi de repartir, et de tout recommencer »

C’est ainsi que mes dernières heures en Australie se sont déroulées. Dans une tempête de souvenirs et d’émotions insoupçonnées, surgissantes, semblables à la tempête de sable qui m’avait accueilli lors de mon premier jour à Alice Springs. Tout était flou, tout tournait vite autour de moi, mais il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir la rare beauté de ce moment.

A bientôt, Mama Australia.

L’Outback, Alice Springs se trouve exactement au centre du continent australien.

Covid 19 Jour 26 et 27 du grand confinement (Dimanche et Lundi)

C’est le week-end de Pâques, chocolats et jour férié, pas de messe bien sûr, mais le coeur y est.

C’est le temps idéal pour recevoir des amis, faire un bon petit plat, aller en pique-nique prendre un peu l’air. Organiser une petite chasse aux œufs au bord de l’eau, en cachant des chocolats dans les massifs et les fleurs, puis jouer au foot dans l’herbe, torse nu, et finir par une sieste dans l’herbe…. Aller au cinéma le lendemain ou la veille, faire aussi un bon petit restaurant : Je conseille d’ailleur le Tuk Tuk de Saigon, à Torcy, tenu par un Français d’origine indochinoise, qui propose une des meilleures cuisine asiatique du soin, la fraîcheur en plus !

Mais non, ce schéma traditionnel est mis à mal par le Covid-19, je me fais du mal ! Ce sera quand même petits plats et gâteaux avec le peu de farine qui me reste… Connexions en Visio avec les proches et mon canapé pour la sieste, en lieu et place de l’herbe fraîche après le pique-nique !

Question œufs je préféré finalement les « Mon Chéri », au contenu bien plus parlant pour les adultes n’est ce pas ?

Image Pixabay, faut bien rêver

Covid 19 Jour 25 du grand confinement (Samedi)

Le samedi qu’on soit actif ou pas, en confinement ou en semaine de travail classique, et bien le rituel c’est d’aller faire les courses tout simplement, de préférence au supermarché, pour éviter de faire « 36 000 » magasins. C’est l’occasion aussi, surtout en cette période, de faire bouger un peu la voiture…

26 degrés, une chaleur presque étouffante à bord, la climatisation fait son devoir.

Comme pour samedi dernier l’ambiance sur le parking était tranquille. Moins d’affluence que les samedis classiques. Un vigile à l’entrée du magasin avec son masque, mais aucune queue, heureusement.

On ne trouve plus aucune farine, très peu de sucre et diantre, plus de levure pour faire les gâteaux. C’est juste scandaleux quand on a tout le temps qu’il faut pour essayer de nouvelles pâtisseries !

Fort heureusement la « pénurie » s’arrête là. Les autres produits sont en quantité raisonnable. Une autre pénurie inattendue : le ticket de caisse. L’hôtesse m’annonce qu’elle n’a plus de rouleaux : ils n’ont pas été livrés… Je connais bien le magasin, je leur fais confiance .

De retour à ma voiture avec mon caddie de courses de première nécessité, j’aperçois à nouveau le vigile à l’entrée qui fait passer les clients au compte-goutte. Quel contraste une heure, une heure et demie avant il n’y avait personne. Maintenant c’est une queue sur toute la longueur du parking qui se déroule. Je suis ravi d’être à contre-courant, j’ai même le temps de refaire la pression des pneus et de dépoussiérer la voiture ! Non, décidément impossible pour moi : m’engager dans ce genre de queue. Il me faudra, si cela se produit, d’enclencher le plan B : Aller voir les petits commerçants tout simplement. (Je l’ai d’ailleurs déjà dit lors d’articles précedents.

Au Supermarché, ce samedi

12 AVRIL 2020 | ENTRE DEUX

Drôle de journée en ce jour de la Pâques. Drôle de journée où toutes les émotions se télescopent, joie, tristesse, rage, résignation et interrogation sur l’avenir.

L’enfant prodigue est rentrée d’Australie, après presque un an de séparation, ma fille revient. Ma fille, elle est partie avec son sac à dos et elle revient avec les habits d’une jeune femme à présent, avec des interrogations sur son pays qu’elle redécouvre. Quarantaine oblige, nos retrouvailles se feront plus tard. C’est ma Dora, le personnage d’un dessin animé, superstar des enfants et aussi son héroïne. Aurait-elle été influencée ?

Avec les réseaux, le confinement rapproche et éloigne. Ma cousine nous annonce le décès de sa mère, ma tante, sœur aînée de mon père, ce matin via WhatsApp. Elle était dans une maison de retraite en Espagne, elle avait 91 ans. A l’immense chagrin de la perte pour ma cousine, s’ajoute la colère de savoir qu’elle est morte sans les siens et sera enterrée ainsi.

Beaucoup de questions en ce jour de résurrection.  Où est notre humanité ? Est-elle au balcon à 20H au moment d’applaudir les soignants ? Dans la chute du PIB pour l’année 2020 ?  Dans ces hommes et femmes qui meurent seuls dans un Ephad au XXIème siècle ?

Une Dora l’exploratrice qui rentre

7 | Covid 19 Journal d’une Fleur dans les Terres Australes | Retour acte 3

Une nuit réparatrice et c’est reparti pour la suite de ce voyage de retour en France. A l’hôtel c’est le service minimum, piscine et salle de musculation fermé. Etant désœuvrés à l’hôtel autant rallier l’aéroport de Sydney Kingsford-Smith, même si le vol n’est prévu qu’en soirée.

Il est 14h et si ce n’était la lumière du jour on aurait pu se croire en pleine nuit à l’heure des derniers vols. Seuls six vols sont affichés, dont le SYDNEY DOHA. Quasiment personne dans l’aérogare, excepté quatre ou cinq pvtistes désœuvrés, essayant de passer le temps en jouant à la trottinette version porte-bagage, accompagné de mouvements dignes de la danse classique… Allez on va compter les derniers dollars Australiens, cela permettra d’acheter des lingettes désinfectantes, et des gâteaux, cet argent ne servira plus à rien dans quelques heures.

L’enregistrement du vol ouvre enfin, les contrôles se passent avec des longueurs (appels à l’Ambassade) pour les Italiens qui transitent à Paris, plus facilement pour les Français. Beaucoup de passagers sont stressés dans la salle d’embarquement et pourtant tous les feux sont au vert, si ce n’est bien sûr ce virus. Le vol de 15 heures aura lieu à bord d’un appareil tout neuf de la QATAR AIRWAYS, un Airbus A350-1000 de dernière génération : des hublots plus grands, une altitude ressentie à bord plus basse, une hygromètre plus élevée en cabine, des tablettes individuelles de dernière génération : de quoi traverser une bonne partie de la planète confortablement.

Une escale au Doha Hamad International Airport en fin de nuit les attends, après 07 heures de décalage horaire négatif, histoire de rajeunir un peu. C’est un accueil Arabique qui a perdu son authenticité, puisqu’à base d’effluves de désinfectants, au lieu des essences locales typiques. Lawrence d’Arabie est mis entre parenthèses pendant le Corona Virus. Pouvoir se dégourdir un peu les jambes, c’est agréable en cours de voyage.

Impossible de passer un coup de fil depuis l’aéroport en Whatsapp, étonnant pour une infrastructure classée 5 étoiles SKYTRAX.

Enfin le vol direct vers Paris, en 06H30, et un décalage horaire résiduel de 1 heure. Cette fois ce sera à bord d’un Boeing 777-300 ER de deux ans d’âge : Une belle machine mais de génération précédente.

Doha Hamad International | Qatar

Covid 19 Jour 24 du grand confinement (Vendredi)

Cette journée à débuté sur les chapeaux de roues d’avion ! Pour vous en convaincre suivez ce lien, vers une page de ce même site !

Sinon, une belle journée banale de confiné depuis 24 jours. Un routine classique s’installe, entre travail, gâteaux, sortie du toutou avec autorisation en poche… ou dans le répertoire téléchargement de mon smartphone.

Repas : A midi on fini les restes, ne sommes nous pas vendredi ? Ce soir c’est une salade de pommes de terre bien roborative, préparée par le Chef.

Ah une chose sympa, lundi c’est jour férié ! Un week-end de 3 jours enfin à la maison, c’est chouette non ?

Notre autre fille (celle qui est en extrême orient, bloquée des suites et conséquences du Coronavirus) , pense à ces parents : Elle nous a acheté des masques fait main ! Le problème c’est qu’à la poste on lui à dit que c’était interdit de les exporter. Pas de chance, il nous reste quand même en France des filtres à café, qui, agrafés à un élastique font plus vrais que nature…

Bonne nuit à tous, les confinés !

Calogero – On fait comme si